Tout au long de la révision du
SDRIF, la Région a montré sa volonté de faire évoluer les formes de planification dans ce sens, à commencer par son choix d’associer à l’élaboration du
SDRIF les acteurs qui devront porter sa mise en oeuvre.
Le bilan du SDRIF de 1994 et le processus de sa révision ont souligné plusieurs champs clé pour assurer la mise en œuvre du nouveau projet de SDRIF :
ancrer le partenariat entre la Région, l’État et les collectivités locales franciliennes, notamment en créant une « Conférence territoriale régionale » et en établissant d’un partenariat étroit entre la Région et l’État autour des outils de l’aménagement détenus par celui-ci
mobiliser les outils contractuels pour créer des synergies avec les collectivités et favoriser les projets qui vont dans le sens des ambitions du SDRIF
faire face au problème du foncier, notamment à travers la création d’un établissement public foncier régional, qui travaillera en coordination avec les autres opérateurs fonciers existant en Île-de-France
assurer l’appropriation du SDRIF par les acteurs de l’aménagement, à travers d’un large effort d’information, de sensibilisation, de conseil et d’accompagnement.
Les premiers efforts en ce sens ont déjà commencé, notamment par le vote du Conseil régional de vœux de réformes législatives et réglementaires concernant l’aménagement, et par l’inscription d’ores et déjà des premiers guides de mise en œuvre du projet de SDRIF dans le programme de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région île-de-France (IAURIF).
La mise en œuvre constitue un volet-clef d’un document de planification. L’exercice consiste à faire évoluer les formes de planification de manière à forger le jeu des acteurs sur les outils en notre possession pour traduire cet aménagement dans la réalité. La question foncière, majeure, qui renvoie à la création d’un établissement public foncier que la Région a souhaité doit être posée, ainsi que celle des outils financiers. Comment pourrons nous faire face demain à la lourdeur des investissements à accomplir, que ce soit en matière d’infrastructures de transports (collectifs) ou de création de grands équipements, de renouvellement urbain, de requalification, de réhabilitation de logements, de lieux d’activités ? Il y a aussi les outils contractuels qui font partie des chantiers que la Région aborde : quel type de contrats avec les collectivités pour créer des synergies ? Il existe enfin un dernier niveau d’outils, des outils relatifs aux espaces et aux territoires. Comment se joue la négociation entre les acteurs ? Cette question a amené la Région à proposer la création d’une conférence territoriale, lieu de dialogues et d’information à travers les faisceaux, qui reposent sur l’idée que des espaces de dialogue entre les territoires doivent être construits collectivement et doivent s’inscrire dans la durée.